Le Parc national de Tortuguero



Avec les hôtes super que l'on s'est trouvé à côté de la capitale, nous avons établi tout un programme pour 15 jours de roadtrip au Costa Rica. Pour commencer, elles nous permettent de laisser nos 2 grosses valises chez elles pour aller passer 5 jours sur la côte Caraïbes avec seulement nos sacs à dos.

En effet, nous avons prévu de commencer par le Parc national de Tortuguero, qui a la particularité de ne pas être accessible par voie terrestre.

With our super hosts in the capital city of Costa Rica, we established a list of destinations around the country for the next 15 days, starting with a « light » trip without our two huge bags. (Which we could leave in their house for a few days).

Le trajet de San José à Tortuguero

Pour commencer, nous rejoignons l'un des nombreux terminaux de bus de la capitale. Nous partons de San José pour traverser la partie montagneuse qui sépare la capitale de la côte est. Nous faisons une halte à Cariari, où nous avons le temps de manger pour le déjeuner avant de prendre notre bus de 15h pour La Pavona. Durant cette pause déjeuner, nous faisons la connaissance de Grégoire, un jeune Belge de 19ans. Nous papotons et nous partons donc tous les 3 en route pour Tortuguero.

Après ce 2e bus, nous arrivons à un embarcadaire. Le conducteur d'une grande pirogue à moteur va assurer la bonne heure qui nous sépare encore du village isolé au milieu du parc national de Tortuguero.

On profite donc largement du paysage, et on finit par débarquer dans le village de Tortuguero. Sur Google Maps, les rues ne sont même pas inscrites. Il n'y a que la jungle, puis un lagon, et sur un petit bras de terre entre ce lagon et l'Océan Atlantique, se sont implantées les habitations de Tortuguero.

Tortuguero est un village assez authentique avec une bonne partie d'habitations, et une autre partie avec des structures pour les touristes : hôtels plus ou moins luxueux, et surtout des infrastructures pour les guides et agences de tourisme. Plusieurs agences proposent les mêmes offres, avec des prix également alignés.

Tortuguero, comme son nom l'indique, est protégée et très surveillée, car elle accueille plusieurs espèces de tortues marines qui viennent pondre au printemps et en été. En février, pas possible de voir des tortues, mais on nous a vivement conseillé d'aller parcourir le lagon pour observer tous les autres animaux qui habitent le parc et qui en valent autant le détour.

De l'intérêt de choisir son agence de tourisme

Une des agences se trouve en évidence sur le débarcadaire, en plein milieu du village. Nous allons les voir eux (plutôt que celle qui est cachée derrière la rue principale et dont les guides ont commencé à nous entourlouper à la seconde même de notre arrivée au village.) Nous avons des informations très claires, et cette agence nous explique que 15% du prix que nous payons est reversé à la communauté locale, afin de favoriser l'éducation des enfants et les activités du village. Cette idée nous plaît bien.

Le lendemain donc, nous voilà sur le pont à 5h45. Même pas le temps d'arriver au bureau de l'agence que notre groupe se dirige déjà vers le parc naturel. On attrape donc nos gilets de sauvetage, une banane et on les rattrape.

(L'avantage d'avoir une seule rue dans le village simplifie bien les choses.) Nous sommes loin d'être seuls, et cela semble être THE activité à Tortuguéro hors saison tortues.

Tous les guides récupèrent le prix d'entrée auprès de leurs clients et font le queue au guichet. On a un peu l'impression que notre petit "guide" cherche à arnaquer tout le monde : le tarif d'entrée est de 15$ par personne, ou 9000 Colones, la devise locale (cela correspond respectivement à 13,17€ et 13€ par personne).

Beaucoup de personnes sont en groupe ou en couple. Nous confions donc un billet de 20 000 colonnes au guide de notre agence. 15min plus tard, il revient vers nous et à l'air d'être un peu surpassé, de ne pas se rappeler qui est avec lui et qui lui a donné combien. Aux couples qui, comme nous ont payé 20 000 colones, il n'a l'air de ne rendre que 1000 colones (environ à 1,5€) et de les répartir dans les canoës. Nous sommes les derniers et nous clarifions les choses avec lui, à savoir que 20000 - 18000 ne fait pas 1000. Il prend donc un air bien naïf du genre "ah mais oui, bien sûr, où avais-ja la tête, ça arrive à tout le monde de se tromper". Et nous rend plein de pièces en plus. Curieusement, en comptant notre monnaie un peu plus tard, nous n'avons que 900 colones en pièces dans nos poches. Personne n'est parfait. :)

Morale de cette histoire : il faut toujours faire un peu attention, se méfier des intermédiaires entre les agences et les vrais guides. Mais on ne peut pas leur en vouloir de profiter de la situation et de s'octroyer un petit pourboire au passage, qui a plus de valeur pour eux que pour nous. Le traditionnel jeu du touriste et du guide local.

Ci-joint une photo de billets super beaux billets costaricains, qui donnent la tonalité de notre voyage :

Petit tour en canoë

Voici l'aperçu de notre découverte de la faune locale en image :

  • l'arbre à singes hurleurs

  • le paresseux endormi

  • le héron tigre

  • une talève violacée

  • des iguanes qui se font dorer la pilule

  • un héron-cormoran

  • un lézard basilic équilibriste

  • des caïmans en embuscade

La partie terrestre du parc

Le billet d'entrée du parc que nous avons est valable toute la journée, et nous y retournons l'après midi pour parcourir le sentier pédestre qui permette, lorsque c'est la saison, d'observer les tortues le long de la plage, sans fouler la plage elle-même. C'est très tranquille, et moins peuplé que dans le lagon. Nous avons cependant la chance d'y apercevoir un vautour bien tranquille sur son tronc et un autre étrange dindon.

Crabe et colonies de fourmis sont également au rendez-vous, ainsi que quelques singes.

Ça reste pas mal pour notre premier parc naturel ! Nous avons beaucoup apprécié l'ambiance du village, son caractère très isolé, les pieds dans l'eau. C'est donc plein d'enthousiasme et d'ambitions d'exporateurs que nous reprenons la route pour le prochain parc naturel.

A suivre !

Coraline & Antoine